L'abbé BELMONT, qui rapporte les différentes positions au sein des sédévacantistes, écrit Si les « sédévacantistes » étaient seuls à souffrir d’un tel émiettement, on pourrait voir là un signe d’erreur. Mais ce sont tous ceux qui revendiquent le nom de catholique qui sont dans la même situation : la division est partout, les divergences à propos de points qui relèvent de la foi sont nombreuses et profondes etc
1. Quel est le raisonnement de l'abbé ? S'il est du type <si les sédévacantistes étaient seuls à souffrir d'émiettement, ce serait un signe d'erreur; or ils ne sont pas seuls à souffrir d'émiettement; donc ce n'est pas un signe d'erreur>, il y a une faute grossière de logique formelle, impensable sous la plume de l'abbé Belmont, puisque l'on ne peut rien conclure, dans un syllogisme hypothétique, à partir de la négation de l'antécédent.
2. Sur le fond, la mineure ne prouve rien du tout: <il y a des divergences à propos de points qui relèvent de la foi entre ceux qui revendiquent le nom de catholiques>; il faudrait établir que le détenteur de l'autorité magistérielle suprême ou ceux qui bénéficient d'une délégation permanente de juridiction, c'est-à-dire le Pontife romain et les préfets de congrégations romaines, proposent avec une pertinacité une ou plusieurs doctrines formellement contradictoires à la révélation divine. Le fait qu'il y ait des personnes <qui revendiquent le nom de catholique> et qui errent dans la foi sans être condamnées devrait d'abord être établi de façon probante, et ne prouverait pas, de toute façon, que l'autorité suprême erre dans la foi; si l'on peut établir de tels cas, on peut reprocher aux pasteurs de l'Eglise un manquement à la prudence dans l'exercice du munus regendi, mais non pas le naufrage dans la foi.
Réginald
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