Soyez remerciée, Madame Hildegarde, de l'attention que vous voulez bien prendre à ces débats et questions sur la situation actuelle du Siège apostolique. Aucun « sédévacantiste » n'étudie cela avec une joie particulière : la présence d'une religion parasite dans les structures de notre bien-aimée Église catholique, le fait que les âmes soient à l'abandon ou plongées dans l'erreur, tout cela est une grande tristesse. Et si nous en tirons des conséquences quant à l'absence d'autorité pontificale, ce n'est pas de gaîté de cœur mais contraints par la foi catholique, pour en rendre témoignage et pour hâter l'heure de Dieu.
Pour répondre précisément à votre question, les rubriques du canon de la sainte Messe (Ritus servandus, VIII, 2) prévoient qu'en cas de vacance du Saint-Siège on omette les mots « una cum famulo tuo Papa nostro N. » : c'est ce que nous faisons. La suite logique est évidemment d'omettre le nom de l'évêque diocésain (et de ne rien mettre à la place - ce serait schisme) puisqu'il a été nommé par ce que nous croyons être une pseudo-autorité.
Bien cordialement
Abbé Hervé Belmont |