La réponse à la question que vous posez, Madame, n'est pas identique chez tous les « sédévacantistes ». Car si tous s'accordent pour affirmer l'absence d'autorité, les avis sur le moment de la disparition de cette autorité divergent.
Pour les uns, c'est la mort de Pie XII ; pour les autres celle de Jean XXIII ou encore la promulgation de l'encyclique « Pacem in terris ». Cependant tous sont certains (parce que la foi le manisfeste clairement) que le 7 décembre 1965, Paul VI ne possédait pas l'autorité pontificale en promulguant la liberté religieuse (sinon il faudrait croire fondé dans la Révélation divine un « droit » que Pie IX affirme infailliblement [dans Quanta cura] être contraire à la Révélation divine).
Pour ma part, je crois que le Magistère - tous comme le pouvoir disciplinaire - s'est (provisoirement) tu à la mort de Jean XXIII : avant, la foi n'est pas empêchée de le reconnaître et elle y est donc contrainte ; après, la foi est empêchée de reconnaître dans les actes de Paul VI la voix de Jésus-Christ enseignant son Église.
Abbé Hervé Belmont |