Bien cher La Sap',
beaucoup de ceux qui font profession d'être partisans de la « libre recherche historique » le sont malheureusement au nom de la libre-pensée et selon une profession de matérialisme.
Ceux qui défendent la foi catholique et qui s'efforcent de le faire dans toute l'étendue de l'objet de la foi, de son esprit et de ses exigences, le font au nom de la vérité révélée par Jésus-Christ et enseignée par l'Eglise catholique.
Il y a donc une différence d'esprit fondamentale.
Cela dit, un catholique peut (et dans la mesure où l'honneur de Dieu ou la réputation du prochain sont engagés : doit) s'efforcer d'étudier la vérité historique et refuser les mensonges dont nous sommes abreuvés ; mais il le peut au nom de la vérité qui est objet de l'intelligence, de la vérité que tout homme doit aimer, de la vérité qui conduit à Dieu ; et en aucun cas au nom de la libre-pensée, qui est précisément condamnée par la Magistère de l'Eglise, tout comme la liberté de la presse, la liberté scolaire (mais oui) et en général toutes les libertés modernes.
Évidemment, ce n'est pas toute liberté qui est condamnée, mais celle qui prétend ne relever que d'elle-même, sans être relative à l'ordre, à la justice et à la vérité. Allez donc lire « Libertas » de Léon XIII à la place des romans à quat'sous qui vous font imaginer un chapitre secret à la thèse de Cassiciacum... (mais non, je n'ai pas pris votre interrogation au sérieux !)
Abbé Hervé Belmont
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