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I'm coming ! par Abbé Hervé Belmont (2005-05-28 14:06:58) Imprimer

Cher Ioan,
Je suis heureux de vous retrouver : c’était si triste avant-hier au soir et hier dans le désert violet (qui me fait chaque fois penser à l’ostention du Saint-Suaire à Turin en 1998, où le linceul de Notre-Seigneur était exposé dans la pénombre sur un fond violet des plus sinistres... brbr !)

Je vous réponds en deux mots, non par dérobade, mais parce que je suis en train de prêcher une retraite pour les communions solennelles de demain. Si cela ne vous semble pas suffisant dites-le moi, nous remettrons cela sur le tapis.

Je vous disais la dernière fois qu’il me semble qu’il y a quiproquo à propos du mariage.
Le mariage est un sacrement, il ressortit donc à l’ordre surnaturel, ce qu’il y a de plus digne en lui est la grâce divine ; ce que le Bon Dieu voit en priorité, c’est la charité : la charité avec lui, la charité entre les époux, la charité des époux pour leurs enfants.
C’est de cela, je suppose, que vous parlez, ainsi que Jean-Paul II dans le texte que vous me citez (je mentionne cela de mémoire).

Mais ce sacrement, c’est le contrat naturel élevé à la dignité de sacrement, le contrat naturel rendu instrument de la grâce divine : ce contrat naturel subsiste inchangé. Les fins du mariage sont essentielles à ce contrat naturel, et si on les change, si on les embrouille, si on les intervertit, on pervertit le mariage comme institution naturelle, et par le fait même on le rend inapte à être instrument de grâce et de charité.
Le discernement de ce qui est conforme ou non à l’institution divine dans la vie conjugale nécessite la considération de l’essence naturelle du mariage (puisque le mariage-sacrement ne la détruit pas et même en reçoit sa structure) et donc la droite considération des fins du mariage.
Et c’est de cela que je parle.

Nous ne pouvons donc guère nous rencontrer ! Mais je tiens que toutes les considérations pieuses sur le mariage, si légitimes et nécessaires qu’elles soient, ne viendront jamais réparer une inversion des fins du mariage, ni l’empêcher de porter des fruits désastreux. On ne l’a hélas que trop vu.
Or c'est bien cela qu'opèrent Vatican II et le code de 1983.

Je vous quitte, cher Ioan, mais aurai beaucoup de plaisir à vous lire.
Abbé Hervé Belmont
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         images/icones/fleche2.gif Il n’y a pas inversion par Ion (2005-05-28 19:04:27)
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