Lumen Gentium n’enseigne pas l’inversion des fins du mariage.
Le passage auquel vous faites référence s’inscrit dans un développement sur le sacerdoce commun des fidèles, distinguant les manières respectives des clercs d’une part et des personnes mariées d’autre part de s’identifier au Christ en étant ainsi source de fécondité, fruit du don, cette notion du don que Jean-Paul II a reprise et développée encore bien davantage par la suite.
Je vous rappelle ce passage :
En outre, les fidèles .revêtus d'un Ordre sacré sont établis au nom du Christ pour paître l'Eglise par la parole et la grâce de Dieu. Enfin les époux chrétiens, en vertu du sacrement de mariage par lequel ils expriment, en y participant, le mystère d'unité et d'amour fécond entre le Christ et l'Eglise (cf. Eph. 5, 32), s'aident réciproquement afin de parvenir à la sainteté dans la vie conjugale comme dans l'acceptation et l'éducation des enfants. Ils ont ainsi, dans leur état de vie et dans leur fonction, un don qui leur est propre au sein du Peuple de Dieu.
Convenez que ce passage n’a pas pour objet d’inverser les fins du mariage mais d’évoquer la vocation à la sainteté pour les hommes, y compris dans le mariage.
Je regrette donc de ne pas pouvoir accepter votre réponse comme juste.
J’aurais également aimé des commentaires de votre part sur la distinction des points de vue naturel d’une part, et théologique d’autre part, telle que Jean-Paul II l’établit. Là était l’essentiel de mon propos ; mais je ne me suis malheureusement pas bien fait comprendre.
Bien cordialement,
Ion