Oseriez-vous nier qu’il soit contraire à la Foi de prétendre que la nature humaine du Christ puisse ne pas durer pour l’éternité ?
Réginald,
a) Vous déplacez la question de celle de l’éternité du Christ, y compris en tant qu’homme, à celle de créature.
Or, de même que si l’on peut nommer Notre Dame Mère de Dieu, quant à la nature humaine de Notre Seigneur et non quant à sa nature divine (comme cela a été précisé dans ma dernière intervention vous concernant), de même on peut dire que Notre Seigneur est une créature en tant qu’homme, mais on doit le nier quant à sa nature divine.
b) Toutefois, il n’en va pas de même de son éternité, du fait qu’Il doit demeurer pour toujours non seulement Dieu, mais aussi homme dans l’éternité. On ne saurait donc nier sans hérésie qu’il ne doive demeurer éternellement même en tant qu’homme. Pour le nier, et affirmer le contraire, il faudrait imaginer que l’Union Hypostatique entre sa nature divine et sa nature humaine puisse cesser : ce qui est hérétique (comme cela a été précisé dans ma dernière intervention vous concernant).
c) Oseriez-vous nier qu’il soit contraire à la Foi de prétendre que la nature humaine du Christ puisse ne pas durer pour l’éternité ? En ce cas, vous seriez au-dessous des Juifs contemporain du passage ici-bas du Christ, dont le divin Maître a loué le reste de lumière au moins sur ce point, ainsi que l’expose si bien Saint Thomas dans le passage cité plus haut.
d) Si vous osez le nier, dites-le ouvertement. Si vous n’avez ni l’humilité ni le courage de reconnaître votre erreur en ce point, votre silence le reconnaîtrait au moins implicitement. Ce qui ne serait déjà pas rien, quoique en soi insuffisant.
Que le Père Eternel, dont Elles émanent, fasse triompher la Vérité en nos intelligences et la Charité en nos cœurs.
Abbé V.M. Zins
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