cher Ioan. Sommes-nous condamnés à ne jamais nous entendre ? Ce serait trop triste.
Vous me parlez de la composante théologico-mystique (pardon pour le vilain assemblage) du mariage, et vous me dites que les développements de Jean-Paul II le tirent vers le haut au point que les distinctions à propos des fins en perdent leur importance (si j'ai bien compris).
Je vous parle de la structure naturelle du mariage, en vous disant que sa rectitude morale dépend de la subordination des fins, et que toute la sainteté théologico-mystique repose sur cette rectitude.
Vous me dites que Vatican II n'inverse pas les fins, et qu'il n'y a donc pas rupture avec l'enseignement antérieur.
Je vous dis que Vatican II embrouille les fins et les met sur le même plan, et que cela suffit pour engendrer les effets funestes qui finissent par détruire le mariage.
Que faire ?
Mettre en parallèle des textes de même nature : on le peut en comparant les articles du droit canon correspondants.
(1917 / 1013 §1) La fin primaire du mariage est la procréation et l'éducation des enfants ; la fin secondaire est l'aide mutuelle et le remède à la concupiscence.
(1983 / 1055 §1) L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevé entre les baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement.
Ou encore considérer les fruits ? La stabilité, la fécondité, la fidélité ?
Bien cordialement
Abbé Hervé Belmont |