Monsieur l’Abbé,
L’éternité peut s’entendre de deux manières : soit d’une manière parfaite, soit d’une manière participée. La première n’est propre qu’à la nature divine, à savoir de n’avoir ni commencement, ni fin. La seconde consiste seulement à ne pas avoir de fin, à durer toujours dans l’éternité. C’est seulement de cette seconde manière que le Christ est éternel y compris en sa nature humaine. Cette seconde façon de l'être semblait être incompatible avec la mort du Messie, ce qui n'aurait été le cas que s'Il h'avait pas eu le pouvoir de ressusciter. D'où le syllogisme proposé en ce sens à Réginald.
Amicalement
Que le Père Eternel, dont Elles émanent, fasse triompher la Vérité en nos intelligences et la Charité en nos cœurs.
Abbé V.M. Zins
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