Chers Fidèle et Vincent F,
Soyez les bienvenus à ce forum.
Vous vous déclarez tous les deux adhérents actuels de la position de la FSSPX mais intéressés par les raisons qu’on peut avancer en faveur de la position sédévacantiste.
Nous qui sommes sédévacantistes considérons la position de la FSSPX impossible à concilier avec la doctrine catholique sur plusieurs points – les plus importants de ceux-ci ont fait l’objet de nombreux posts déjà, mais je voudrais profiter de l’occasion de votre arrivée pour en revenir sur un qui mérite une attention particulière.
Il s’agit de considérer deux questions ensemble :
1. Le N.O.M., est-ce une liturgie approuvée par le Saint-Siège pour l’Église universelle et réellement employée par bien plus de 95% des catholiques de rite latin depuis 35 ans avec l’approbation du Saint-Siège ?
2. Peut-on affirmer la rectitude doctrinale du N.O.M. ?
A ces deux questions, les Ecclésiadéistes répondent « oui » et les sédévacantistes répondent « non ». Les Saintpiedistes répondent « oui » à la première et « non » à la deuxième.
Or, sédévacantistes et ecclésiadésistes se joignent pour vous dire que cette combinaison « oui…non » heurte la foi, car tout simplement l’infaillibilité de l’Église garantit non seulement l’enseignement direct mais aussi l’enseignement indirect qui est contenu dans la liturgie, la pratique et les lois de l’Église. Notre sainte mère l’Église catholique et romaine ne peut pas ainsi nous induire en erreur, ou compromettre notre salut en nous proposant une liturgie doctrinalement aberrante, et cela même si elle maintient en option légale la liturgie authentiquement catholique (fait nié par Paul VI).
Ceci n’est pas qu’une opinion. Tous les manuels de théologie en usage dans tous les séminaires jusqu’à Vatican II enseignent uniformément que la liturgie de l’Église latine est un lieu théologique protégée contre toute erreur. Et très concrètement le pape Pie VI a enseigné cette doctrine par le bulle « Auctorem Fidei » contre les erreurs du Synode de Pistoie (Denz. 1533, 1578) qui a osé suggérer que la liturgie pouvait contenir des erreurs.
Le « oui…non » est donc exclu d’avance. S’il faut dire « non » à la seconde question, il faut dire « non » à la première. S’il faut dire « oui » à la première question, « oui » est également la seule réponse possible pour un catholique à la seconde.
Mais là aussi le choix n’est pas libre. La FSSPX a bien raison en constatant l’impossibilité de reconnaître la rectitude doctrinale du N.O.M. qui pèche par commission et par omission aussi bien dans son ordinaire que dans ses propres, pour ne pas parler de ses accidents jusqu’au funérailles en ornements blancs, à la communion dans la main et le reste et le reste.
Je conclus de cette preuve et de bien d’autres qui la rejoignent que ceux qui imposent le N.O.M. ne représentent pas l’Église catholique fondée sur Pierre et ne jouissent pas des divines garanties accordées à Pierre et à ses successeurs. Ceux-ci ont défailli publiquement dans la mission d’enseigner la foi et sont en conséquence privés de toute autorité dans l’Église.
Sachez, pour finir, qu’il en est pour le sédévacantisme et la FSSPX un peu comme autrefois pour les catholiques et les juifs : 98% des conversions sont dans le même sens, et pour cause…
A bientôt, j’espère.
In Jesu et Maria.
John DALY
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