« Vous laissez invoquer en votre faveur le cas de saint Athanase. Il est vrai que ce grand évêque demeura pratiquement seul à défendre la vraie foi, dans les contradictions qui venaient de toute part. Mais précisément, il s’agissait de la défense de la foi du récent Concile de Nicée. Le Concile fut la norme qui inspira sa fidélité, comme du reste chez saint Ambroise. Comment aujourd’hui quelqu’un pourrait-il se comparer à saint Athanase, en osant combattre un Concile comme le deuxième Concile du Vatican, qui ne fait pas moins autorité, qui est même sous certains aspects plus important encore que celui de Nicée ? »
Paul VI : Lette à Mgr Lefebvre du 29 juin 1975.
« D’un côté, voici ceux qui, sous prétexte d’une plus grande fidélité à l’Eglise et au Magistère, refusent systématiquement les enseignements du Concile lui-même [les enseignements eux-mêmes, note de N.M.], son application et les réformes qui en dérivent, son application graduelle mise en œuvre par le Siège Apostolique et les conférences épiscopales, sous notre autorité, voulue par le Christ.
[…]
« On ose affirmer que l’on n’est pas lié par le Concile Vatican II, que la foi serait également en danger à cause des réformes et des ordinations postconciliaires, que l’on a le devoir de désobéir pour conserver certaines traditions. Quelles traditions ? C’est à ce groupe, et non au pape, et non au collège épiscopal, et non au Concile œcuménique qu’il appartiendrait de définir, parmi les innombrables traditions, celles qui doivent être considérées comme normes de foi ! Comme vous le voyez, frères vénérés, une telle attitude s’érige en juge de cette volonté divine qui a fait de Pierre – et de ses successeurs légitimes – le chef de l’Eglise pour confirmer ses frères dans la foi et paître le troupeau universel, et qui l’a établi garant et gardien du dépôt de la foi. »
Paul VI : Discours au Consistoire, 24 mai 1976.
« Rien de ce qui a été décrété dans ce Concile [Vatican II], comme dans les réformes que Nous avons décidées pour le mettre en œuvre, n’est opposé à ce que la Tradition bimillénaire de l’Eglise comporte de fondamental et d’immuable. De cela nous sommes garant, en vertu non pas de nos qualités personnelles, mais de la charge que le Seigneur Nous a conférée comme successeur légitime de Pierre et de l’assistance spéciale qu’Il Nous a promise comme à Pierre : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas » (Lc XXII, 32). Avec Nous en est garant l’épiscopat universel. »
Paul VI : Lettre à Mgr Lefebvre du 11 octobre 1976.
Dans son encyclique "Redemptor hominis" (4 mars 1979), Jean-Paul II évoque "la parole de l'Esprit Saint que nous avons entendue durant le Concile".
La "parole de l'Esprit Saint" serait-elle réductible au magistère simplement authentique ? La "parole de l'Esprit Saint" serait-elle faillible ?
"L'obéissance à l'enseignement du Concile Vatican II est obéissance à l'Esprit Saint. [...] L'obéissance à l'Esprit Saint s'exprime dans la réalisation authentique des tâches indiquées par le Concile, en plein accord avec l'enseignement qui y est proposé."
Jean-Paul II : Discours au Sacré-Collège, 5 novembre 1979.
"Nous croyons que le Christ, par l'Esprit Saint, était avec les Pères conciliaires, que le Concile contient, dans son magistère, ce que l'Esprit dit à l'Eglise."
Jean-Paul II : Discours aux évêques de France, Issy-lès-Moulineaux, 1er juin 1980.
"Voulez-vous un critère sûr, concret, systématique, qui vous guide en ce moment présent ? Suivez la voix du Magistère et soyez fidèles au Concile de notre époque : le Concile Vatican II. D'une part sans réticences, craintes ou résistances. D'autre part sans interprétations arbitraires ou confuses de l'enseignement objectif avec ses propres idées. Ici commence la voie de la nécessaire unité voulue par le Christ. Cette correcte application des enseignements conciliaires constitue, comme je l'ai dit en différentes circonstances, un des principaux objectifs de mon pontificat."
Jean-Paul II : Homélie au stade de Barcelone, 7 novembre 1982.
|