Arrivée à la fn de la dernière session, j'ai parcouru quelques pages et remarqué une question sur les sacres épiscopaux sans mandat apostolique et la juridiction de ces évêques.
Dom Guéranger, restaurateur des Bénédictins en France, au XIXème Siècle, et fervent défenseur de l'Eglise Romaine, a écrit, dans son "Année liturgique", un passage qui me semble très bien s'appliquer à la situation actuelle. C'est au 22 février, fête de la Chaire de Saint Pierre à Antioche. Après avoir montré la primauté du Siège Romain, il écrit :
« C’est donc à nous, prêtres et fidèles, à nous enquérir de la source où nos pasteurs ont puisé leur pouvoir, de la main qui leur a transmis les Clefs. Leur mission émane-t-elle du Siège Apostolique ? S’il en est ainsi, ils viennent de la part de Jésus-Christ qui leur a confié, par Pierre, son autorité ; honorons-les, soyons-leur soumis. S’ils se présentent sans être envoyés par le Pontife Romain, ne nous joignons point à eux, car le Christ ne les connaît pas. Fussent-ils revêtus du caractère sacré que confère l’onction Episcopale, ils ne sont rien dans l’Ordre Pastoral ; les brebis fidèles doivent s’éloigner d’eux. »
Cela nous permet de refuser les sacres sans mandat, sans avoir à juger de la validité ou de la licéité de ces sacres (personnellement, j'en serai bien incapable).
Certains vont dire : Mais alors, comment faire pour avoir les sacrements?
Souvenez-vous du Japon : les catholiques ont gardé la foi pendant plusieurs siècles sans prêtres, avec seulement le Baptême et le Mariage. Bien sûr, à l'époque, une grande partie du monde était catholique, mais rien ne nous interdit de penser que s'il n'y a plus de prêtres en Europe, il n'y en aura pas ailleurs. |