Cher Florent,
Il est évident que nos adversaires n'existent pas quand nous avons un débat libre.
Très vite ils n'ont rien à objecter et fuient. Plus souvent ils sont absents.
Il y a quinze ans environ, j'avais invité Michèle Reboul a faire une conférence sur la "nouvelle messe". Nous étions à Aix-en-Provence.
On m'avait demandé s'il était possible que tout contradicteur puisse intervenir. J'avais répondu : ce n'est pas nous qui craignons la contradiction.
Et était venu l'aumonier de l'Opus Dei, HEC, docteur en philo, etc.
Il nous en avait serré cinq avec dans le regard : vous allez voir mes petits gars comment on va vous passer à la moulinette.
Michèle fait sa conférence, expliquant combien le NOM était toujours invalide, surtout développant qui étaient à l'origine de ce NOM et quelles étaient leur intention.
Elle proposa ensuite aux contradicteurs de prendre la parole. Le fameux aumonier, cadre supérieur, était effondré et lui répliqua : "Madame je ne peux rien dire contre votre démonstration".
Tu découvres, cher Florent, combien nos contradicteurs où sont absents ou sont muets. Il en est toujours ainsi.
Par contre deux remarques :
1° ceux qui comprennent sont ceux qui ont étudié, médité, prié. Cela est réservé à un petit nombre comme l'ont annoncé la TSVM (La Salette : combattez petit nombre qui...), Holzhauser, Mgrs Gaume, Léman, Le cardinal Pie, Ayroles, etc.
Dès que l'on a lu ces bons auteurs tout devient différent et beaucoup plus clair.
2° Je pense que c'est une grâce particulière. Mais en plus il faut combattre pour garder la Foi, car nous avons des grâces de combat et non des grâces de repos.
Ce qui m'effraie un peu, c'est le ton BLM (bourgeois, libéral, mondain) de certains intervenants : et "mon cher", et "cher"...
On se dirait dans un salon versaillais.
Ces gens de la deuxième classe d'hommes (relire mes écrits sur la question) sont nos pires ennemis. ils veulent des chrétiens mutilés.
Nous avons besoin de combattants de la Foi, pas de boys-scouts mondains, ou de bons mous.
Que l'ami Petrus reprenne son style viril et combatif et zut aux femmelettes. C'est le Petrus d'avant qui a raison.
Je lis en ce moment Jésus-Christ Roi de l'histoire de Dom Guéranger. C'est l'excellente question de cours.
Mais pour un habitué des Veuillot, Gaume, Pie, Delassus, çà manque de faits, de noms, de combat. C'est insuffisant pour former un combattant.
Et en plus les notes de bas de page sont très insuffisantes quand on connait les auteurs que j'ai cité. On voit les limites de la question de cours. L'important sont les exercices d'application.
Un pb de QI ? Non. Un pb de style d'hommes.
Il nous faut des saint Paul, des saints Pierre pour combattre tous ces bandits conciliaires.
Bonne nuit.
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