À la veille de la clôture de Vatican II, la proclamation du pseudo droit à la liberté religieuse est l’acte fondateur d’une nouvelle religion. Non pas acte unique, mais acte d’une portée immense pour deux raisons principales :
– cette proclamation est faite avec une clarté et une précision dont le modernisme n’est pas coutumier. Clairement contraire à la doctrine catholique et prétendument fondée dans la Révélation divine, elle met celui qui exerce la foi dans l’impossibilité de reconnaître l’autorité surnaturelle – et en particulier l’autorité pontificale – chez ceux qui la promulguent, qui y adhèrent « ex officio » ou qui la prolongent ;
– cette proclamation est source de nombreuses autres erreurs, surtout en ce qu’elle détruit l’intelligence chrétienne, change profondément la conception de la nature humaine et de la société, sème l’indifférentisme et conduit à des blasphèmes exécrables.
Témoin, par exemple, cet appel de Jean-Paul II aux musulmans en faveur du Liban [7 septembre 1989, texte dans « L’homme nouveau » du 15 octobre 1989 p. 8] :
« [Je m’adresse à vous] au nom du même Dieu que nous adorons et que nous nous efforçons de servir. »
Les intelligences anesthésiées, à la foi endormie ou perdue, ne voient plus q’une telle adresse est contraire à la foi catholique qui nous enseigne que Jésus-Christ – dont les musulmans refusent absolument de reconnaître la divinité – est Dieu, le seul Dieu, un avec le Père et le Saint-Esprit. l’Allah de l’Islam ne peut pas être le vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, puisque le seul vrai Dieu est Jésus-Christ ; il n’est qu’un être imaginaire… ou bien celui qui aimerait se faire passer pour Dieu.
Abbé Hervé Belmont
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