Cher Vincent,
Il est certain que pendant des siècles le Saint-Siège est resté étranger à l'élection et à la consécration de beaucoup d'évêques... à savoir les évêques des patriarcats d'Alexandrie (et là nous retrouvons saint Athanase), d'Antioche, de Constantinople et de Jérusalem, ce qui - à l'époque de saint Athanase - représentait l'essentiel de l'épiscopat catholique.
Pour autant, une telle situation ne remet absolument pas en cause la nécessité cruciale du mandat apostolique. Pourquoi ? Parce que :
"Et même comme il arrive en certains cas, lorsqu'il est permis à d'autres personnes [que le Pape] ou groupes de personnes d'intervenir en quelque manière dans le choix d'un candidat à l'épiscopat, cela n'est légitime qu'en vertu d'une concession - expresse et particulière - faite par le Saint-Siège à des personnes ou à des groupes bien déterminés, dans des conditions et des circonstances parfaitement définies."
Pie XII, lettre encyclique "Ad Sinarum Gentem", 7 octobre 1954.
Il est hors de doute que les patriarcats de Jérusalem, Antioche, Constantinople et Alexandrie relevaient d'un tel droit.
Voilà pourquoi, me semble-t-il, on ne peut pas dresser se revendiquer de l'exemple de saint Athanase pour justifier des sacres épiscopaux sans mandat là où il n'y a eu aucune "concession - expresse et particulière - faite par le Saint-Siège à des personnes ou à des groupes bien déterminés, dans des conditions et des circonstances parfaitement définies."
Cordialement
N.M.
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