Cher Vincent,
Dans la mesure où il s'agit bien de prêtres catholiques validement et licitement ordonnés célébrant l'oblatio munda, et dans la mesure où nous nous trouvons à une proximité raisonnable desdits prêtres (*) je vois mal comment nous pourrions nous "passer" d'eux comme vous dites.
Mais dans la problématique de l'acceptation ou du refus des sacres épiscopaux sans mandat, les partisans desdits sacres ont souvent appuyé sur l'aspect : "en l'absence de prêtre on ne peut rien faire, donc il faut sacrer pour continuer à ordonner (même si la licéité d'un tel acte nous échappe quelque peu)" [je schématise à grands traits], tandis que les adversaires de ces mêmes sacres ont argumenté dans le sens : "il est impossible que de tels sacres soient licites".
Marie fait référence au problème des catholiques japonais pour montrer que l'argument des partisans des sacres - "en l'absence de prêtre on ne peut rien faire" - peut être pour le moins "relativisé".
(*) Au passage, je voudrais tout de même souligner qu'il existe des régions de France où il est très difficile de pouvoir assister à de telles messes et de recourir à de tels prêtres. Que dire alors pour d'autres pays ? Et pourtant, on y trouve des catholiques fidèles malgré tout... et malgré les secours qui nous paraissent bien souvent trop naturels.
Cordialement
N.M. |