Lorsque "Dignitatis Humanae" parle de liberté religieuse, cela veut dire qu'au plan civil, chaque homme doit pouvoir pratiquer la religion de son choix sans que le pouvoir politique puisse s'y opposer, sous réserve de la sauvegarde de l'ordre public. Il ne faut chercher nulle part dans DH toute idée selon laquelle toutes les religions se vaudraient. Au contraire, DH insiste bien sur le fait que la liberté religieuse ne dispense personne de rechercher la vérité, c'est à dire celle qui est enseignée par l'Eglise. Et vouloir opposer Dignitatis Humanae (le soi-disant anti-Syllabus) à "Quanta Cura" constitue une erreur. Il existe même une note canonique publiée 24 novembre 2002 qui précise que : "L'affirmation de la liberté de conscience ne contredit en rien la condamnation de l'indifférentisme et du relativisme religieux par la doctrine catholique (cf. encyclique Quanta Cura), bien plus, elle est en parfaite syntonie avec elle". Signé : cardinal Ratzinger.
Il faut toujours se référer aux bons auteurs. Mgr Lefèbvre avait raison lorqu'il disait qu'il faut interpréter les textes de Vatican II à la lumière de la tradition. Rien à voir avec l'interprétation à la "lumière" moderniste. |