de vous surprendre, d'autant plus que je suis en tort, je le reconnais.
J'ai trop hâtivement extrait mon passage d'un texte un peu ancien. Voici donc le texte de Quanta Cura, où l'on voit bien que la note « contre la doctrine de la sainte Ecriture etc. » ne tombe directement que sur « la meilleure condition de la société etc. » et ne concerne qu'indirectement la suite.
Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ».
À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, qualifiait de « délire » : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. »
Maintenant, cela change-t-il vraiment la discussion ? Je ne crois pas, car les trois éléments :
- la meilleure condition de la société...
- La liberté de conscience...
- Ce droit doit être proclamé...
sont étroitement solidaires et dans « Quanta Cura » et dans « Dignitatis humanae ».
Je prépare une note à ce sujet.
Merci, cher Ion, de m'avoir donné l'occasion de me corriger.
Abbé Hervé Belmont |