Vatican II ne prêche pas l'indifférentisme. Il ne dit pas que toutes les religions sont bonnes, que toutes les religions se valent. La liberté religieuse ressortit à l'ordre civil et non à l'ordre théologal ou l'ordre moral.
Mais la liberté religieuse sème l'indifférentisme. Car, dans la plus grande part des cas, pour la majorité des gens (ut in pluribus), ce qui est légalement permis apparaît comme moralement permis.
Les ennemis le savent bien, qui escomptent que la résistance catholique contre le divorce, la licence des moeurs, l'avortement et autres abominations ira s'estompant. On dégringole petit à petit :
- c'est un péché mortel...
- la loi est mauvaise mais c'est la loi...
- ce n'est pas pour moi...
- on ne peut empêcher les gens...
- c'est un moindre mal...
- en certains cas...
- chacun fait comme il veut...
- pourquoi pas ?
- Il faut faire comme tout le monde.
Rien que pour cela, la liberté religieuse est abominable.
Abbé Hervé Belmont
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