Chers amis,
Voici reproduit ci-après un message déjà "posté" sur le FC et quelque peu développé dans le contexte de la situation actuelle.
L'Espagne catholique a été minée par Vatican II et sa "liberté religieuse".
Le "pape materialiter" Benoît XVI et les évêques "novus ordo" ont beau - à bon droit - se lamenter de la "légalisation" du prétendu "mariage homosexuel", leurs faux principes et le "Concile" dont ils demeurent solidaires sont à la racine des maux qu'ils déplorent aujourd'hui.
Fueros de los Espanoles, loi fondamentale de l'Etat espagnol, 17 juillet 1945
art. 6 § 1 :
"La profession et la pratique de la Religion Catholique, qui est celle de l'Etat Espagnol, jouiront de la protection officielle."
art. 6 § 2 :
"Personne ne sera inquiété pour ses croyances religieuses, ni pour l'exercice privé de son culte. Il ne sera pas permis d'autres cérémonies, ni d'autres manifestations extérieures que celles de la Religion Catholique."
La liberté de conscience en matière religieuse
- est reconnue au for interne ;
- et exclue au for externe et public.
Les dispositions de l'article 6 du Fueros furent approuvées par le Saint-Siège... qui lors de la conclusion du Concordat du 7 août 1953, exigea et obtint de l'Etat espagnol que l'enseignement de la religion catholique soit rendue obligatoire pour tous les élèves dans tous les établissements d'enseignement, publics et privés.
Ley organica del Estado, 10 janvier 1967, portant révision du Fuero de los espanoles
Le § 2 de l'article 6 est remplacé par :
"L'Etat assumera la protection de la liberté religieuse, qui sera garantie par une tutelle juridique efficace sauvegardant à la fois la morale et l'ordre public."
Désormais, la liberté de conscience en matière religieuse au for externe et public est bel et bien inclue dans le cadre de l'article 6.
Qu'est-ce qui a bien pu rendre "nécessaire" ce passage d'un "régime de chrétienté" à un régime de non-coaction ?
La réponse est dans la modification apportée au préambule du Fuero par la Ley organica :
"Etant donné enfin la modification introduite dans son article 6 par la Loi Organique de l'Etat, ratifiée par le référendum de la nation, afin d'adapter son texte à la Déclaration conciliaire sur la liberté religieuse, promulguée le 7 décembre 1965, qui demande la reconnaissance explicite de ce droit, et conformément, en outre, au second des Principes fondamentaux du Mouvement, selon lequel la doctrine de l'Eglise doit inspirer notre législation"
Le droit à la liberté religieuse de Vatican II n'est pas un droit lié aux conditions historiques présentes (quels bouleversements politiques et sociaux sont donc intervenus en Espagne entre 1953 et 1967 ?).
Le droit à la liberté religieuse de Vatican II est présenté comme un droit naturel fondé sur la Révélation, conséquemment comme un droit pour tous les temps et sous toutes les latitudes.
La conclusion : envoyer "à la casse" les derniers îlots de chrétienté ; implanter partout des régimes de non-coaction.
Et excusez-moi de vous le dire, mais il ne sert à rien de pleurer sur l'état actuel de la législation espagnole, avec la "légalisation" du prétendu "mariage homosexuel", lorsque l'on est solidaire de ceux qui ont envoyé la Chrétienté espagnole à la casse.
Je veux parler de Paul VI et des Pères de Vatican II d'une part - pour ce qui concerne la question de la "liberté religieuse" - de Paul VI et de son second couteau Mgr Vicente Enrique y Tarancon (président de la conférence épiscopale espagnole dans les années 1970) pour le progressif envoi à la casse du Concordat de 1953, et je veux encore parler de Jean-Paul II pour l'accord du 3 janvier 1979 déclarant, de concert avec le gouvernement de Juan-Carlos, la "caducité" dudit Concordat.
Quand on a détruit les digues, il ne faut pas venir s'étonner du présent engloutissement !
N.M.
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