Léon XIII, dans sa Lettre E Giunto à l'empereur du Brésil, le 19 juillet 1889:
"la liberté de culte, considérée dans son rapport à la société est fondée sur ce principe que l'Etat, même dans une nation catholique, n'est tenu de professer ou de favoriser aucun culte; il doit rester indifférent au regard de tous et en tenir un compte juridiquement égal".
"Il n'est pas question ici de cette tolérance de fait qui, en des circonstances données, peut être concédée aux cultes dissidents, mais bien de la reconnaissance accordée à ceux-ci des droits mêmes qui n'appartiennent qu'à l'unique vraie religion, que Dieu a établie dans le monde et a désignée par des caractères et des signes clairs et précis,pour que tous puissent la reconnaître comme telle et l'embrasser".
"Aussi bien une telle liberté place t-elle sur la même ligne la vérité et l'erreur, la foi et l'hérésie, l'Eglise de Jésus-Christ et une quelconque institution humaine; elle aboutit à une déplorable et funeste séparation entre la société humaine et Dieu son Auteur; elle aboutit enfin aux tristes conséquences que sont l'indifférentisme de l'Etat en matière religieuse, ou, ce qui revient au même, son athéisme".
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