Salutations très cordiales, tout d’abord, à tous les participants de ce forum.
Vos 4 points de désaccords, cher John, me paraissent un bon préalable pour mieux comprendre la tendance traditionaliste. Les voici :
1. Est-il possible que l’Église Catholique approuve une messe qui manque de rectitude doctrinale, mine la foi ou qui est invalide ?
2. Est-il possible que l’Église Catholique impose à ses fidèles des lois stables et universelles qui ne seraient pas conformes à la foi et à la vertu ?
3. Est-il possible que l’Église Catholique canonise comme saint une personne manifestement indigne de cet honneur ?
4. Est-il possible que l’Église Catholique donne à ses fidèles, par les décrets d’un concile oecuménique, par une série d’encycliques et par l’enseignement moralement unanime des évêques un enseignement qui serait ni vrai ni conforme à la foi livrée par Jésus-Christ à cette même Église ?
Pourtant, il me semble que ce ne sont en général pas ces questions de fond qui sont mises en avant pour expliquer les prises de positions traditionalistes qu’elles soient notamment simpiediste ou sédévacantiste.
Je m’explique :
- Vos 4 points de désaccord s’attachent sur le
fond : (absence de) rectitude doctrinale, (non) conformité à la foi et à la vertu, canonisation indigne, enseignement non conforme à la foi livrée par J ésus-Christ.
- Pourtant, il me semble que les arguments mis en avant, dès lors qu’ils sont explicités, ne retiennent plus que le
constat de contradiction entre textes magistériels.
Alors problème réellement de fond ou « simple » problème de contradiction ?
Par exemple :
Les traditionalistes, notamment les simpiedistes et les sédévacantistes n’argumentent pas que telle doctrine « conciliaire » (la liberté religieuse de DH par exemple) est contraire l’enseignement de Jésus Christ, mais plutôt qu’elle contredit telle ou telle encyclique (Quanta Cura par exemple).
Ce que veux dire, et j’ai déjà posé cette question est :
Si vous étudiez avec un œil neuf les textes et la doctrine de Vatican II, pour elle-même, en elle-même, y trouvez-vous quoi que ce soit à redire par rapport aux principes évangéliques ou n’y trouvez-vous à redire que par rapport aux textes que l’Eglise a promulgués ?
Je ne dis pas qu’il faut faire fi, sur les problèmes controversés, des enseignements préconciliaires mais considérer que c’est un problème secondaire par rapport à l’orthodoxie
per se des textes de Vatican II. Ce problème, étant pour moi
secondaire, (bien que fondamental) ne peut pas, à partir de là, ne pas se résoudre. J’utilise l’adjectif
secondaire, non pas comme un jugement d’importance, mais plutôt dans le sens de
second, qui passe après.
En résumé, ne peut-on pas, à la lumière de « nouveaux » enseignements, modifier, non pas la doctrine révélée, mais l’interprétation qu’on faisait jusque là des enseignements précédents.
Qu’y a-t-il, pour vous, de répréhensible à une telle attitude ?
Ion