Cher Ion,
Quitte à répéter ce que vous me faites répondre par avance...
Ce que nous regrettons, nous catholiques, en Arabie Saoudite, c'est l'absence de liberté religieuse au for externe et public pour l'Eglise catholique.
Ce que nous déplorons, c'est l'absence de liberté religieuse pour la vraie religion. Certes.
Que nous devions être prêts à admettre une absence de liberté religieuse au for externe et public pour les religions autres que la religion catholique, rien que de plus normal, puisque nous nous devons de vouloir pour notre pays le bien commun temporel ET l'unité religieuse dans la Vérité.
Certes, nous devons bien évidemment prendre en compte la situation présente. Nous sommes, aujourd'hui, en France, fort éloignés de la restauration d'un Etat catholique.
Il ne s'agit pas, en tout état de cause, de forcer à être catholique - cela n'a pas de sens. Il s'agit de savoir si un Etat catholique a ou non le devoir d'empêcher la manifestation publique des cultes contraires à la Vérité. Et ce devoir existe.
Or Vatican II, Jean-Paul II etc. nous disent le contraire. Ils veulent le régime de non-coaction comme seul régime possible sous toutes les latitudes et en toutes situations.
A ce compte-là, il ne peut plus y avoir d'Etat catholique. Car l'Etat catholique selon Vatican II se condamne lui-même au suicide : disparition de l'unité religieuse dans la Vérité.
C'est ce qui s'est passé en Espagne avec la réforme de 1967. Dix ans plus tard, la religion catholique n'était plus la religion de la monarchie espagnole. Et aujourd'hui, nous voyons les conséquences.
N.M. |