Moins irénique et moins chimérique que Jean-Paul II sur la forme : je veux bien en convenir. Il n'en demeure pas moins que tout est là. Encore là.
"On" a beau "maintenir" les indulgences (réformées elles aussi en leur temps...), le discours sur l'unité est toujours aussi fumeux et nauséeux. "On" exclut explicitement la seule voie catholique : l'oecuménisme de retour. "On" fait ses choux gras de la Déclaration commune sur la justification...
Sur le fond, rien ne change.
Concernant la visite à la synagogue... Lisez un peu l'allocution scandaleuse d'Abraham Lehrer et l'allocution non moins scandaleuse du rabbin Netanael Teitelbaum. Que fait Benoît XVI ? Que répond-il ? Au lieu de témoigner de la Foi... il se tait et applique, contre la tradition patristique, les paroles de saint Paul - "Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables" (Rm. XI, 29) - à la synagogue infidèle. C'est encore et toujours la même chanson que "Nostra Aetate" et Jean-Paul II.
Quant aux musulmans...
"Il est tiujours opportun de se rappeler ce que les Pères du Concile Vatican II ont dit concernant les relations avec les musulmans : "L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [...]"" etc. etc. Bref : nous avons le même Dieu que les musulmans...
Le comportement est certainement différent ; la doctrine - Vatican II en long, en large, et en travers - est toujours la même.
Cordialement
N.M.
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