Cher Ion,
Je ne crois pas que quiconque puisse nier qu'avant d'être dans l'Eglise (façon de parler), la crise est d'abord dans le monde. De ce point de vue, il ne s'agit pas de nier paroxysme de la crise du monde moderne, notamment depuis le décisif tournant sociétal des années 1960.
Qu'ont fait les "pontifes de Vatican II" face à pareille crise ? Ils ont ouvert toutes grandes les portes dit-on.
"Un courant d'affection [pourquoi pas...] et d'admiration [quoi ???] a débordé du concile sur le monde humain moderne." Paul VI, discours du 8 décembre 1965.
"Les valeurs les plus prisées par nos contemporains [...] dans la mesure où elles procèdent du génie humain [pourrait-il en être autrement ?] qui est un don de Dieu, sont fort bonnes." "Gaudium et spes" 4, 4-5.
Quid de ladite "civilisation moderne" ? "Gaudium et spes" concède qu'elle "peut rendre souvent plus difficile l'approche de Dieu"... mais "pas par son essence même" ! seulement parce qu'"elle se trouve encore trop engagée dans les réalités terrestres." (GS 19, 2).
"Nous avons certainement entendu parler de la sévérité des saints pour les maux du monde [...] Mais il est certain que nous vivons dans un climat spirituel différent, étant invités spécialement par le récent concile à porter un regard optimiste sur le monde moderne et ses valeurs, ses conquêtes" Paul VI, 3 juillet 1974.
etc. etc. etc.
Que voilà, avec tout cela, les catholiques bien armés contre les pièges de l'"évolution matérialiste du monde"...
Face au torrent, "on" rompt les digues.
Que n'a-t-on écouté saint Pie X...
"Vouloir concilier la foi avec l'esprit moderne, cela mène non seulement à l'affaiblissement de la foi, mais à sa perte totale."
Saint Pie X, Lettre-encyclique "Pascendi".
N.M. |