Cher Ion,
La suppléance de l'Eglise est un principe de droit canon qui concerne exclusivement la juridiction. L'Eglise supplée la juridiction qui manque en certains cas d'erreur commune, de doute de droit, de pénitent mourant. C'est tout.
La validité d'un sacrement dépend de ce qu'un ministre apte et ayant l'intention de faire ce que fait l'Eglise prononce la forme essentielle en l'appliquant à la matière, en faveur d'un sujet n'y mettant pas obstacle. Seuls les sacrements de mariage et de pénitence peuvent dépendre pour la validité de la juridiction - pas le baptême.
L'Eglise n'a tout simplement aucun pouvoir de suppléer à l'absence de forme ou de matière ou de ministre. En l'occurrence nous avons deux baptêmes : (1) celui du prêtre qui est nul parce qu'il a versé l'eau mais pas dit les paroles - pas de forme; et (2) celui du laïc qui est nul parce qu'il a dit les paroles mais pas versé l'eau - pas de matière.
JD |