cher Ion, que le monde moderne, sa perversion et son matérialisme (etc.) ont une immense part de responsabilité dans l'effondrement du monde catholique.
Mais Vatican II - son enseignenment, son état d'esprit, sa réforme universelle (etc.) - a désarmé les catholiques devant la déferlante du monde adversaire de Jésus-Christ.
Au lieu d'armer les intelligences, de fortifier la volonté, de resserrer les rangs... c'est l'ouverture, le doute, l'admiration béate.
Au lieu de réaffirmer l'infinie sainteté de la loi de Dieu, la grande nécessité du combat, l'opposition radicale entre le monde et Jésus-Christ ; au lieu de revivifier la grande tradition chrétienne de la lutte entre les deux cités ; au lieu d'exalter l'espérance des biens éternels ; au lieu de tout cela, « le Concile Vatican II a jeté les bases d'un rapport substantiellement nouveau entre l'Église et le monde » [Jean-Paul II, 22 décembre 1980].
Oui, c'est bien Vatican II la cause essentielle du désastre : car il est essentiel pour le chrétien de recevoir de l'Église la foi, la force, les raisons de vivre et de mourir, les raisons de tenir bon et de combattre.
Ah ! cher Ion, nous rencontrerons-nous un jour (dans tous les sens du terme) ?
Abbé Hervé Belmont
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