Nouveau message | Retour à la liste des messages
moins de 2 heures moins de 2 heures moins de 24 heures moins de 24 heures  
-> Messages récents
Afficher la discussion

Aucun oubli par John DALY (2005-10-16 21:56:00) Imprimer

Cher Ion,

Je ne risque pas d'oublier le baptême de désir ayant entrepris depuis au moins 16 ans le combat contre l'hérésie Feeneyite aux États-unis qui nie cette doctrine.

Mais il y a intérêt à savoir ce que c'est et d'où il vient, ce baptême de désir.

Car ce n'est pas un sacrement, ne vient pas par suppléance de l'Église et dépend étroitement de la présence d'un désir (du moins implicite) du baptême de la part de la personne non-baptisée en question, laquelle doit donc nécessairement posséder l'usage de la raison.

Le Concile de Trente est net : pas question pour l'homme, né dans le péché originel, de passer à la vie de la grâce et ainsi au salut, sans être lavé par les eaux du baptême ou bien sans le désir du baptême ("sine lavacro regenerationis aut eius voto"). (Dz 796)

Surtout, ce baptême de désir dépend de l'acte de charité (fondé sur la foi et l'espérance) réalisé par la volonté sous l'influence de la grâce actuelle alors que le sacrement infuse ces vertus.

Donc, ces 300 personnes au Canada que l'on croit baptisés mais qui ne le sont pas pourront se sauver à condition d'acquérir la foi par voie d'apologétique et grâce, suivi de l'espérance, et puis la charité - amour souverain de Dieu - et d'avoir la contrition parfaite pour tout péché mortel.

C'est bien mieux que rien. Mais cela baisse énormément la facilité du salut.

Par exemple, on peut mourir sans avoir atteint l'usage de la raison. Le bon Dieu peut faire un miracle et élever l'enfant mourant à l'usage de la raison, mais puis...Il peut ne pas faire ce miracle aussi.

Ou bien on peut ne pas assimiler les doctrines du catéchisme, faute des grâces du sacrement qui rendent apte à y croire. Ou bien ne pas y persévérer.

Ou bien on peut croire mais tomber dans le péché et y persister. Et au cas de se trouver mourant on peut faire un acte de contrition qui n'est pas parfaite. La confession sera nulle parce que l'on n'est pas baptisé. L'attrition ne suffira pas pour recouvrer l'état de grâce. Conséquence...?

En somme, le bon Dieu a établi une économie ordinaire du salut. Il en est des parties (exigence de foi, espérance, charité) qui sont absolument nécessaires et des parties qui ne sont nécessaires que normalement (baptême valide in re). Mais jamais l'on ne peut pour soi-même ni pour un autre sciemment passer outre à l'économie ordinaire pour compter sur des privilèges extraordinaires.

Et surtout on ne va pas avaler la fausse doctrine qui court dans la nouvelle religion selon laquelle un enfant mort sans baptême peut être sauvé en vertu d'un "baptême de désir" relevant d'un désir de ses parents et pas de lui-même. Prendre le nom d’une vérité de notre foi (baptême de désir) et l'attacher à un espoir nullement soutenu par les données de la révélation et à peine toléré par l'Église...c'est jouer avec la vérité, avec la parole de Dieu et avec la bonne foi des petits de Jésus-Christ qui ont droit à la vérité qu'Il a révélée, si terrible soit-elle.

JD







Ce message a été lisu 228 fois

La discussion

images/icones/neutre.gif Le bon exemple de la suppléance de l'Eglise par Ion (2005-10-16 19:30:09)
     images/icones/bible.gif Aucun oubli par John DALY (2005-10-16 21:56:00)
         images/icones/fleche2.gif J'allais répondre... par Abbé Hervé Belmont (2005-10-16 22:21:34)
         images/icones/fleche2.gif Je me suis mal fait comprendre ... par Ion (2005-10-16 23:13:46)
         images/icones/1b.gif Précision ... par Ion (2005-10-16 23:35:46)