Ma réponse cursive d'hier au soir ne me plaît qu'à moitié, cher Réginald. Non quant à son contenu, mais quant à sa maigreur.
Il faut dire que j'avais présent dans mon bureau un incorrigible bavard qui rend la réflexion hoqueteuse, et qu'en outre mon message s'est évaporé au moment où je le postai. En bon nigaud, je n'avais fait aucune copie, et j'ai dû recommencer (en abrégeant).
Pour mon appréciation de Journet, je la maintiens : sa dépendance de Maritain gangrène des parties de son oeuvre ; Mystici Corporis n'y est pas du tout incorporée (d'où une division des pouvoirs de l'Eglise qui ne rend pas compte de la primauté du magistère).
Je vous signale que si je reproche à Journet l'influence de Maritain, ce n'est pas que je rejette ce dernier en bloc. Loin de là, et cela me vaut l'animosité voire la suspicion de quelques amis. (J'ai fait une petite étude sur la question, je peux vous l'envoyer à votre adresse spéciale FC que j'ai une fois pêchée sur le FOU (= forum ordinaire et universel).
C'est ma réponse à votre troisième point que j'aurais voulu développer, étayer, appliquer : l'affaire me semble de haute importance. Ce sera pour une autre fois.
En attendant, et en vous remerciant des voeux que vous m'avez fait l'amitié d'exprimer, je vous souhaite une sainte nuit (si vous me lisez ce soir).
Abbé Hervé Belmont |