« Il y a trois ans, ma mère est décédée. Elle avait 85 ans, et jusqu’à ses 80 ans elle avait prié je ne sais combien de chapelets par jour. Elle allait communier tous les matins, alors que l’église se trouve à une demi-heure de marche, alors qu’elle n’avait pas de santé et que l’hiver est rude dans nos régions. Or cette femme est morte incroyante. Des prêtres, en chaire, avaient tellement ridiculisé les formes de prière dans lesquelles elle avait, sans difficulté, reconnu la sienne, et devant les émissions à la radio et à la télé elle a tellement cru prendre conscience que les prêtres qui parlaient ne croyaient plus eux-mêmes en rien, qu’un jour elle m’a dit : « J’ai passé ma vie à travailler pour les autres, alors que pendant plus de cinquante ans le médecin m’a conseillé de ne pas « forcer », tu le sais. J’ai toujours cru qu’on était sur terre pour travailler et pour aimer, et que plus tard je me reposerais près du Bon Dieu. On m’a trompée. Maintenant je sais qu’après la mort, il n’y a plus rien. Toi aussi, tu es prêtre ; et si les autres prêtres sont au courant qu’on a toujours raconté des fables aux gens jusqu’ici, tu l’es aussi. Mais tu n’as jamais eu le courage de me le dire. Il a fallu que je l’apprenne sur le tard et par d’autres. »
(Ce témoignage du P. Marcel Cornelis a été publié dans la « Revue de l’association Charles de Jésus ».)
Extrait d’Itinéraires n°183, page 2 de couverture.
…à ranger parmi les fruits de Vatican II et de la nouvelle religion par lui instaurée.
Abbé Hervé Belmont
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