Cher Monsieur l'Abbé,
"Si un laïc était élu pape, il ne pourrait accepter l'élection qu'à condition d'être apte à recevoir l'ordination et disposé à se faire ordonner ; le pouvoir d'enseigner et de gouverner, ainsi que le charisme de l'infaillibilité, lui seraient accordés dès l'instant de son acceptation, même avant son ordination."
Pie XII, allocution au 2ème Congrès mondial de l'apostolat des laïcs, 5 octobre 1957.
a) En principe, l'élu du conclave reçoit le Souverain Pontificat avant son ordination et/ou son sacre ;
b) En revanche, si le sujet en question était inapte à recevoir l'ordination (et/ou la consécration), ou bien s'il n'avait pas l'intention de recevoir l'ordination (et/ou la consécration), alors il ne recevrait pas le Souverain Pontificat ;
c) A moins d'arriver à démontrer que Josef Ratzinger se refuse en toute connaissance de cause à recevoir la consécration épiscopale dans un rite valide (bon courage !), on ne peut pas dire "Josef Ratzinger n'est pas Pape parce qu'il n'est pas évêque" ;
d) En revanche, on doit dire "Josef Ratzinger n'est pas Pape", mais pour d'autres raisons (adhésion et profession des erreurs et hérésies de Vatican II etc.). Et c'est là où je vous rejoins (bien qu'avec de très nettes nuances).
Pour le reste, à savoir le problème dudit "nouvel ordinal épiscopal", je vous rejoins... et ajoute que la lecture de l'étude de Thilo Stopka est effectivement d'un très grand et très pressant intérêt.
Ad majorem Dei gloriam
N.M.
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