Cher Carennac,
Voici la pensée du R.P. Guérard des Lauriers... mais sans caviardage.
"En d'autres termes, j'estime que la crise actuelle de l'Eglise coïncide avec le temps de l'antéchrist. La "fin d'un temps" est marquée approximativement par la mort de Pie XII. Ensuite commence le règne provisoire de l'antéchrist, règne dont la durée est d'ailleurs inassignable. Nous admettons que l'on puisse être d'un autre avis [soulignement de N.M.]. Nous admettons [encore] que, comme nous l'avons écrit (Cahiers de Cassiciacum, numéros 3-4, pp. 141, 142-146), Mgr Wojtyla puisse "se convertir" ; il n'est pas impossible qu'il devienne Pape formaliter, en usant du charisme d'infaillibilité pour rétablir l'ordre. Cette opinion devient chaque jour moins probable, mais elle me paraît encore maintenant [octobre 1980] respectable. Pour qui la soutient, nous ne sommes pas encore au temps de l'antéchrist. Quoi qu'il en soit du fait, que la venue de l'antéchrist soit imminente, voire réalisée, ou qu'elle soit fort éloignée, il est certain que l'antéchrist viendra... dans le lieu saint. Dans ce qui suit [et dans ce que cite M. l'Abbé Zins, note de N.M.], nous nous référons à cet événement en tant qu'il est CERTAIN, non en tant qu'il est PLUS OU MOINS LOINTAIN [soulignements de N.M.]. Et nous désignons par "fin d'un temps", l'époque qui coïncide approximativement avec l'infiltration ou l'irruption de l'antéchrist."
(Cahiers de Cassiciacum, n°6, p. 109).
Libre à vous de vouloir croire qu'il s'agisse là de vues identiques à celles du marquis de La Franquerie ou à celles de LHR...
Cordialement
N.M.
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