Cher Ioan,
Quanta Cura fait bien référence explicite à la Révélation divine (sainte Écriture et Tradition) pour condamner la liberté religieuse (§ 5) :
« Contre la doctrine de la sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation : la meilleure condition de la société est celle où l’on ne reconnaît pas au pouvoir politique le devoir de réprimer par des peines légales les violateurs de la religion catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande. En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement social, ils n’hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur Grégoire XVI appelait un délire, savoir que la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme, qui doit être garanti et proclamé dans toute société bien constituée. »
La solennité de la condamnation est aussi très grande et explicite (§ 14) ; on y retrouve en toutes lettres les trois autres éléments de la locution ex Cathedra indiqués dans la définition de l’infaillibilité pontificale : « Nous souvenant de Notre charge apostolique (…) Nous réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre autorité apostolique toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées au début de Notre lettre ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l’Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées. »
Quant à l'offertoire sacrificiel, j'en ai dit un mot dans ma réponse à notre ami Olo.
Si cela ne suffit pas, nous y pourrons revenir, car il est un fait que l'opposition ancienne/nouvelle liturgie y atteint un sommet (ou un abîme).
Mais il faut que je file donner mes cours. Toujours un grand merci pour votre courtoisie et amabilité.
Abbé Hervé Belmont |