Bien cher Petrus,
Je comprends que vous ne vous en souveniez pas. Mon avis n'est pas très élevé sur le sujet. Je suis à la fois ignorant des et extérieur aux affaires de l'Église.
Je vous avais toutefois donné mon « sentiment » dans
ce message dont je reproduis ici la partie correspondant à notre sujet.
Vous me demandiez pourquoi je n'aimais pas le sédévacantisme et j'avais donc répondu ceci :
«
Il y a deux raisons relativement indépendantes :
La première, c'est qu'il ne sert à rien. Il ne change rien, sinon qu'il ajoute un risque d'erreur.
La seconde, c'est que je crois que c'est une erreur. Parce que (et j'ai lu une partie des arguments) je pense que le Pape est fondamental dans l'Église, parce que je pense que s'il n'y a plus de Pape, alors l'Église n'est plus qu'un vestige destiné à disparaître, auquel cas, sa foi serait fausse et je chercherais ailleurs la Vérité. Parce que je pense que vos arguments sont fondés :
- sur une conjecture théologie (argument de l'abbé daniel vd qui me paraît juste)
- sur un procès d'intention (je ne me sens pas capable de juger la foi du Pape)
Voilà. Il y a d'autres raisons mineures (manquement à l'humilité, par exemple).
Je voudrais revenir sur le Pape fondamental dans l'Église. D'une certaine manière, cette continuité invraisemblable d'imposition des mains, cette chaîne ininterrompue pendant deux mille ans, c'est une part de ce qui rend, pour moi, l'Église Catholique extra ordinaire (au sens propre, je pourrais dire supra naturelle, aussi). C'est une des raisons, hors de son enseignement, qui me font penser qu'elle pourrait réellement être oeuvre de Dieu. Je suis convaincu que si une religion est vraie et qu'elle a été révélée par Dieu, alors elle doit être reconnaissable. Les protestants sont une multitude de religions impossible à distinguer. Il y a presque autant d'Islams que de musulmans. Seule l'Église Catholique me paraît « visible » et reconnaissable, et notamment par son Pape. S'il le Pape n'est plus le Pape, cette unité catholique n'existe plus, et la religion catholique n'est plus qu'un protestantisme comme les autres.
»
Voilà. Je n'ai guère changé de position. Alors, vous m'aviez répondu :
« Comme vous le savez, je ne peux pour l'heure vous y répondre. »
Maintenant, vous en avez le loisir.
Amicalement,
Thomas