Bonjour à tous,
Ma question va sans doute vous surprendre. Elle traduit un point de vue naïf, je le concède volontier.
« Heureux les simples d'esprit » dit-on... Je ne suis pas loin de le croire et je me demande sincèrement comme un simple d'esprit (sans aucun sens péjoratif) pourrait se sauver s'il lui fallait comprendre que le sédévacantisme est le seul moyen de salut.
L'Église, avec ses prêtres, ses évêques et son Pape est visible et reconnaissable. S'il faut comprendre que ce qui est visible et reconnaissable n'est plus l'Église, mais une parodie d'elle-même parce qu'elle n'enseigne plus la foi bi-millénaire (en fait, pas tout-à-fait, si on s'arrête à 1962), n'est-ce pas là une manière de dire que la promesse qui a été faite de l'indéfectibilité de l'Église n'a pas été tenue ?
Si l'Église est autre chose que ce qu'elle paraît être, si elle n'est pas constituée de toutes ces personnes sous l'autorité du Pape, alors elle n'est plus reconnaissable. Et si elle n'est plus reconnaissable, elle devient très difficilement connaissable. Or, celà ne me semble pas compatible avec le fait que tout le monde doit pouvoir rejoindre l'Église, même sans avoir la possibilité de comprendre une thèse de théologie.
Par conséquent, si la thèse sédévacantiste est exacte, j'ai tendance à penser que la promesse que l'Église survivrait n'a pas été tenue, ce qui revient à dire que la foi catholique est fausse.
Je sais que mon raisonnement (qui n'en est pas vraiment un) n'a pas de fondement théologique. Mais je considère que la visibilité fait partie de la définition de l'Église. Si Dieu veut le salut des hommes (et je ne conçois pas qu'un être infiniment bon veuille autre chose), alors il est important de lui offrir un moyen accessible de ce salut. Si la véritable Église n'est pas celle que tout le monde croit, alors les hommes sont abusés par un leurre et Dieu aurait éteint son phare.
À cela, je ne suis pas prêt à croire.
Thomas |