Vous avez en effet peut-être cette impression de triage. Pourtant dans les bulletins, journaux, ..., de la FSSPX, vous ne trouverez jamais de références aux papes conciliaires (si ce n'est pour les critiquer - à juste titre par ailleurs).
Que je sache, la FSSPX, c'est Quanta Cura, Pascendi, ..., et non DH ou Redemptor Hominis.
Dites moi ce qu'elle retient de l'enseignement conciliaire et qui l'arrange (Mise à part les canonisations, je ne vois pas).
Je trouve très juste les propos du P. Calmel sur les rapports que l'on doit avoir avec le pape. Obéissance certes, mais pas aveugle et aucunement au détriment de Notre Seigneur Jésus-Christ.
La vie intérieure d'un fils de l'Eglise qui mettrait de côté les articles de foi relatifs au pape, l'obéissance à ses ordres légitimes et la prière pour lui, une telle vie intérieure aurait cessé d'être catholique. D'autre part une vie intérieure qui inclut d'être agréable au pape inconditionnellement c'est à dire à l'aveugle, en tout et toujours, est une vie intérieure qui est nécessairement livrée au respect humain, qui n'est pas libre à l'égard de la créature, qui s'expose à bien des facilités et des complicités. Dans sa vie intérieure le vrai fils de l'Eglise, ayant recu de tout son coeur les articles de foi qui se rapportent au vicaire du Christ prie fidèlement pour lui et lui obéit volontiers, mais seulement dans la lumière, c'est à dire étant sauve et intacte la tradition apostolique et bien entendu la loi naturelle. Il parait certain que, trop souvent, on a prêché un type d'obéissance à l'égard du pape plus soucieuse d'efficacité, de réussite dans les mouvements d'ensemble que de simple fidélité à la lumière, quoi qu'il en soit des réussites spectaculaires. Non sans doute que fut absent le souci de rester dans la tradition apostolique et dans la fidélité à Jésus-Christ. Mais ce qui était le plus important, le plus actif, le plus pressant, c'était quand même de donner satisfaction à un homme, de s'attirer ses faveurs, parfois de faire carrière, de préparer sa tête pour le chapeau cardinalice ou de donner du lustre à son Ordre ou sa Congrégation. Mais Dieu ni le service du pape n'ont besoin de notre mensonge : Deus non eget nostro mendacio.
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