C'est là une question que je ne me pose pas, cher Ioan (je ne réponds que pour moi) parce qu'elle ne m'appartient pas et parce que de toutes les façons la réponse, quelle qu'elle soit, ne changerait rien.
Je suis « sédévacantiste » (j'ai dit en quel sens) par contrainte de foi, par impossibilité théologale, par nécessité à laquelle je ne peux échapper sans nier l'un ou l'autre point de la doctrine catholique.
Cette même foi ne me contraint pas à chercher la cause du fait (de l'absence d'autorité) ; elle me contraint encore moins à dériver vers un jugement qui concerne les personnes.
Je souhaite à Jean-Paul II comme à tout homme d'être ou d'aller au ciel, d'y avoir la plus haute charité possible, d'y chanter la gloire de Dieu.
Mais ce souhait est sans influence sur mon devoir de confesser la foi hic et nunc.
Abbé Hervé Belmont |