Moi, autant je n'avale pas la repentance au nom menteur, qui est pour moi totalement contraire aux dogmes antérieurs, autant je comprends parfois mal certains procès faits aux _textes_ de Vatican II (j'ai quelques réserves néanmoins) et notamment la question de la "liberté religieuse", où il me semble qu'on raconte des sottises en ne lisant pas le texte comme il faut le lire.
Question de vocabulaire : on camoufle souvent les débats derrière du jargon genre "for interne" et "for externe". Ça fait savant, mais je préfère qu'on dise les choses en clair plutôt qu'en code, ce que l'on conçoit bien, etc.
Reprenons : la doctrine de toujours de l'Eglise, c'est qu'avant d'être baptisé, on choisit librement de le devenir ou pas ; exemple : le texte "Postremo mense" de Benoît XIV (1747) interdit les conversions forcées. En revanche, l'Eglise a toujours tenu qu'une fois qu'on est baptisé, on n'est plus "libre" de partir, c'est de l'apostasie (d'où les affaires Mortara et d'autres après la guerre). Par ailleurs, l'Eglise a toujours réclamé le droit d'exercice du culte face aux interdictions de certains régimes, des Romains jusqu'aux communistes. Voir, par exemple, les demandes de Tertullien (je sais qu'il viré montaniste, mais c'était après) dans l'Apologétique.
Alors maintenant, que dit le texte "Dignitatis humanae" ? Dit-il que toutes les religions se valent, qu'on a le droit de quitter la relgion catholique pour se faire bonze ou adorateur de l'oignon ? Non !
Il commence par, dans le deuxième paragraphe, dire "cette unique vraie religion" ! On ne suarait être plus clair ! C'est saint Augustin et Bossuet la main dans la main. Toute la liberté *relgieuse* qui est réclamée par la suite, c'est pour l'*unique vraie religion*, par pour les adorateurs de l'oignon !
C'est un texte qui date de l'époque du communisme, et c'est bien comme ça me semble-t-il que l'ont compris les évêques du concile. Si d'aventure, certains disent aujourd'hui "il y a la liberté religieuse" pour tenter de venir faire croire que l'Eglise dit qu'on peut "passer à la concurrence", c'est qu'on nous refait le coup de "l'esprit du concile", qui dit toujours le contraire de la lettre des textes.
Ou qu'on me démontre le contraire.
|