Cher Petrus,
Rien de nouveau hélas, dans tout ce que vous me répondez, du moins n’avez-vous pas réitéré votre catégorique affirmation sur le fait que la FSSPX n’est pas catholique (et c’est une évidence si ses sacrements sont valides, non ?).
D’ailleurs si elle reconnait en effet le pape (aujourd’hui Benoit XVI) comme le vicaire du Christ sur terre, ce n’est pas en son nom propre mais en tant qu’auxiliaire provisoire d’un Corps défaillant, au nom même de ce Corps défaillant. La désobéissance reste ici catholique puisqu’elle vise un bien supérieur, c’est-à-dire la conservation de la foi.
Je continue à dire et il me semnble que N. M. (que je salue) dit la même chose : “le gouvernement des prédécesseurs (papes) persévère virtuellement dans le droit du siège... Jamais le siège pastoral, même vacant, même occupé par un titulaire douteux, ne (peut) réellement être réputé tombé en déshérence” (post :Visibilité et "sédévacantisme" par N.M. (2005-05-04 08:42:56)).
Et pourtant, je suis d’accord avec vous : les papes qui se sont succédés après Pie XII sont indignes de leur charge, non du fait d’un jugement personnel mais par simple constat d’apostasie flagrante (et que JP II disait silencieuse).
D’ailleurs Jean XXII en déposant la tiare papale n’a t-il pas abdiqué ? N’a-t-on pas renoncé aussi aux sacres des papes, ce qui était à mon sens le sacrement le plus visible de l’effusion du Saint-Esprit sur leur personne, et peut-être aussi le seul capable de valider catholiquement leur autorité même ? Sans sacre papale, peut-il y avoir pape (c’est comme de dire que l’on est baptisé sans passer par le sacrement du baptême) ?
Mais paradoxalement, loin de mettre de l’eau à votre moulin (...) sédévacantiste, je dirais que même indigne (dans la fonction), la personne qui occupe le siège de Pierre à Rome, tout en n’étant pas pape catholique est le pape de la fausse religion apostate et conciliaire. Là est le problème, car il guide (sciemment ?) de manière fatale le troupeau dont il a la charge. Or comment expliquer un tel état de fait si le Christ avait promis que les forces du mal ne prévaudraient pas ? C’est bien là le noeud (crucial) du problème.
Ici, je pense à cette vision de Sainte Catherine Emmerich :
“Je vis alors un nouveau pape venir avec une procession. Il était plus jeune et beaucoup plus sévère que le précédent. On le reçut avec une grande pompe. Il semblait prêt à consacrer l'Eglise, mais j'entendis une voix disant qu'une nouvelle consécration n'était pas nécessaire, que le très saint Sacrement y était toujours resté.”
Vénérable Catherine Emmerich : Vision du 27 décembre 1819 (Vie d'Anne-Catherine Emmerich, par le Père K. E. Schmoeger, Téqui 1923, t. II, p. 202 à 205)
Si donc le très saint Sacrement était toujours resté à Rome selon les visions de la vénérable, c’est qu’il y est encore, ne le croyez-vous pas ? Et comment pourrait-il y avoir très saint Sacrement sans sainte église ? De plus, la TSVM ne nous a-t-elle pas promis également (soeur Lucie) qu’à la fin , son Coeur Immaculé triompherait ?
Je crois donc en conscience qu’il est du devoir de tout baptisé de combattre l’erreur et la corruption partout où elles se peuvent trouver. En l’occurance, “Rome ayant perdu la foi” (mais pas l’église militante), c’est la secte conciliaire qu’il faut désigner. Là est l’ennemi. Le but est de déloger l’occupant illégitime et de restaurer l’oeuvre du Christ, son Corps Mystique. Pas de s’en laver les mains en déclarant n’avoir nullam partem avec tous ceux qui ne vous ressemble pas sous prétexte de vous dire sans concession.
Je vous remercie d’avoir eu la gentillesse et la patience de me répondre et vous souhaite bonne continuation sur le forum,
Je remercie aussi une nouvelle fois XA pour la performance de cette fenêtre des 48 heures du sédévacantisme.
In caritate,
Nec.
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