que je sois insensible à vos interrogations, à vos inquiétudes : pas plus aux vôtres qu'à celles des autres intervenants. J'aime à croire que nous partageons le même souci du salut des âmes, le même amour de l'Église, le même désir de vivre dans la vérité.
Et nous voyons tous qu'il y a tant de choses angoissantes...
Mais il faut chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste nous sera donné par surcroît.
Lorsque je suis entré au séminaire en 1972, nombreux (relativement) étaient dans mon année les garçons qui avaient dépassé la trentaine : certains attendaient depuis des années de trouver un séminaire où ils recevraient un enseignement catholique. Le Bon Dieu avait béni leur attente. S'ils s'étaient dirigés vers les séminaires ravagés par le concile et mai 68, que seraient-ils devenus ? (non, non, je ne suis pas en train de dire que les séminaires actuellement parmi les tradis sont...)
J'ajoute que leur présence fut pour moi - tout jeunot et passablement prétentieux - une grande grâce et un grand secours dans les combats doctrinaux qui déjà s'amorçaient.
Je sais bien que ce que je propose est une folie pour le monde (et une dure épreuve pour chacun) ; mais n'est-ce pas la sagesse de la Croix ?
Je vous assure que je mets tout mon coeur et ma peine dans cette réponse.
Abbé Hervé Belmont |