On voit certains tenir l'argument "plus de cardinaux". Comme si être cardinal était le fruit d'une "ordination" et comme s'il y avait toujours eu des cardinaux.
Cette objection n'est pas en soi valable. Imaginons un conclave du passé avec une épidémie foudroyante quelconque tuant tous les cardinaux : de toute façon, le pape est l'évêque de Rome, et en l'absence de cardinaux, on aurait certainement réuni ce qui restait du clergé romain pour désigner le nouvel évêque de Rome. Allons plus loin : même s'il n'y avait plus eu le moindre prêtre, les baptisés romains se seraient réunis de même. Et l'élu aurait pu être un évêque d'une autre contrée non présent, ou un laïc qui aurait été ensuite ordonné prêtre puis évêque par d'autres évêques.
Notons aussi le cas du concile de Constance, où la moitié des "cardinaux" qui ont élu Martin V (un laïc) avaient été nommés par les "papes" d'Avignon. |