Cher John,
Vos conceptions reposent sur une vision extrêmiste de l'infaillibilité pontificale (wardienne?). Cette vision a certes eu la faveur de nombreux théologiens entre 1900 et 1950. Heureusement elle nous est pas imposée officiellement par l'Eglise... Et ce pour l'excellente raison que cette théologie se heurte à la dure réalité des faits.
Le donné révélé est immuable, mais son expression dogmatique progresse en trouvant de nouvelles formules plus complètes et mieux adaptées qui, sans se contredire, perfectionnent cette expression dogmatique (ex. les définitions christologiques de Nicée à Constantinople III).
De toute façon, ceci nous éloigne du sujet car avec Quanta cura et alii nous sommes assez loin du donné révélé. Quanta cura n'a d'ailleurs rien défini du tout. Vatican II a précisé la doctrine d'un point de vue plus large (dans le sens notamment de l'interprétation que donna Mgr Dupanloup du Syllabus)
Ce n'est qu'en étant un fils soumis de l'Eglise que l'on peut surmonter ces difficultés apparentes...
Sans quoi il ne reste plus qu'à inventer des théories franchement erronées qui nient en fait l'indéfectibilité de l'Eglise. |