Je vous prie, cher Sap, de m'excuser de ne pas vous avoir répondu la dernière fois, mais c'est qu'une réponse négative peut faire souffrir et, pour en venir à la vérité, cette barbe que vous décrivez si gentiment...n'est plus.
Enfin, c'est mieux comme ça, dit-on. Elle grisonnait, elle vieillissait et maintenant...elle ne souffre plus.
C'était en août dernier qu'elle a quitté cette vallée de larmes ne laissant derrière elle qu'un lisse menton et quelques bons souvenirs.
Pour la deuxième question, le saint-siège aurait répondu "negative ad utramque partem". Salvador Dali écrivait ainsi son nom et je nierai toute parenté même fût-il mon propre père. Pour Daly DA je me trouve dans l'ignorance invincible et je suis peut-être mieux là.
Je vous ai cherché dans l'annuaire du forum et M. l'abbé Belmont m'a dit qui vous êtes, mais, hélas, je n'arrive toujours pas à vous situer. Pourriez-vos me rappeler une occasion mémorable où vous auriez, par exemple, tiré ma barbe ?
En attendant je devrais être en train de rédiger un texte sur l'étendue de l'infaillibilité puisque si peu de gens s'intéressent à l'étendue de feu ma barbe. Je dois donc vous quitter avec mes meilleurs voeux et sans doutes souvenirs mais ces derniers pas encore identifiés.
In Dño et Dña,
John Daly
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