De bien connaître et de tenir en tout la doctrine catholique ?
a) Voici un résumé de l'enseignement de l'Eglise depuis toujours sur la nécessité d'adhérer à toute sa doctrine, au moins implicitement, pour être sauvé :
b) "13. La Foi Catholique est d'une nature telle qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher : ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout : " Telle est la Foi Catholique : quiconque n'y adhérerait pas avec fermeté ne pourrait pas être sauvé " (Symbole de Saint Athanase : IVe S.).." (Benoît XV, Encyclique Ad beatissimi, 1/11/1914)
c) Nous en arrivons maintenant à une autre cause des maux dont nous gémissons de voir l'Eglise affligée en ce moment, savoir, à cet indifférentisme ou cette opinion perverse qui s'est répandue de tout côté par les artifices des méchants, d'après laquelle on pourrait acquérir le salut éternel par quelque profession de foi que ce soit, pourvu que les moeurs soient droites et honnêtes. Il ne vous sera pas difficile, dans une matière si claire et si évidente, de repousser une erreur aussi fatale du milieu des peuples confiés à vos soins. Puisque l'Apôtre nous avertit qu'il n'y a qu'un Dieu, une foi, un baptême (Eph. 4,5), ceux-là doivent craindre qui s'imaginent que toute religion offre les moyens d'arriver au bonheur éternel et ils doivent comprendre que, d'après le témoignage du Sauveur même, ils sont contre le Christ puisqu'ils ne sont point avec Lui (Lc. 11,23), et qu'ils dissipent malheureusement, puisqu'ils ne recueillent point avec Lui, et par conséquent qu'il est hors de doute qu'ils périront éternellement, s'ils ne tiennent la Foi Catholique, et s'ils ne la gardent entière et inviolable (Symbole de Saint Athanase)…
" 14. De cette source infecte de l'indifférentisme découle cette maxime absurde et erronée, ou plutôt ce délire, qu'il faut assurer et garantir à qui que ce soit la liberté de conscience. On prépare la voie à cette pernicieuse erreur par la liberté d'opinions pleine et sans bornes qui se répand au loin pour le malheur de la société religieuse et civile, quelques-uns répétant avec une extrême impudence qu'il en résulte quelque avantage pour la religion. Mais, disait Saint Augustin (Ep. 166) : Quelle pire mort pour l'âme que la liberté de l'erreur ?
En effet, tout frein étant ôté qui pût retenir les hommes dans les sentiers de la vérité, leur nature inclinée au mal tombe dans un précipice ; et nous pouvons dire avec vérité que le puits de l'abîme (Apoc. 9,3) est ouvert, ce puits d'où Saint Jean vit monter une fumée qui obscurcit le soleil, et sortir des sauterelles qui ravagèrent la terre. De là le changement des esprits, une corruption plus profonde de la jeunesse, le mépris des choses saintes et des lois les plus respectables répandu parmi le peuple, en un mot le fléau le plus mortel pour la société, puisque l'expérience a fait voir de toute antiquité que les Etats qui ont brillé par leurs richesses, par leur puissance, par leur gloire, ont péri par ce seul mal, la liberté immodérée des opinions, la licence des discours et l'amour des nouveautés." (Grégoire XVI, Encyclique Mirari vos, 15/8/1832)
d) Cet enseignement catholique ne heurte-t-il pas de front celui de "Vatican 2" et toute la mentalité permissive et égalitariste qui en est issue ou y a triomphé ?
Abbé V.M. Zins
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