Bonjour cher Ion,
Heureux d'avoir attiré votre attention, bien que nous nous ne nous connaissions pas. Ou est-ce bien la cas ? Car vous avez parlé ailleurs d'avoir connu à Cambridge un aumônier moine de sensibilité plutôt traditionnelle. Or, ne s'agit-il pas de Dom Christopher Jenkins (RIP) ? Et si oui, vous avez peut-être dû vous trouver à cambridge au début des années 80 quand j'étais undergraduate au collège Corpus Christi - où j'ai du d'ailleurs faire une rédaction sur le "Ion" de Platon qui a peut-être inspiré l'identité derrière laquelle vous vous cachez. Si les dates sont justes, avez-vous connu, par exemple, le Père Ombres, l'abbé Silk, Mgr Gilbey, Michael Cullinan (maintenant abbé) ?
Au sujet! Vous trouvez que je contredis Kamate sans le réfuter. Il y a du vrai pour ce petit post nocturne-là. C'est conforme à l'axiome Quod gratis affirmatur, gratis negatur, non ? Car Kamate répondait à mon premier post où les preuves et les autorités ne faisaient pas défaut, et sa réponse ne contenaient que des affirmations sans preuves. En ce cas - je lui renvoie la balle.
Toutefois, si vous avez lu mon post sur les prétendues auto-contradictions du Magistère, vous serez au courant du fait que je prévois d'autre posts, notamment un sur l'étendue de l'infaillibilité, où vous pouvez compter que les autorités ne manqueront pas. J'avais bien dit à Kamate : "L’impossibilité de ce que vous maintenez ici vient surtout du fait que la Magistère Extraordinaire en lequel je pense que vous voulez encore croire nous a enseigné le contraire. Puisque je travaille sur un post sur l’étendue de l’infaillibilité (qui sera pour demain, Deo volente) je ne vous offre pour l’instant que Auctorem Fidei de Pie VI. Tolle lege." ce qui contient une preuve et la référence à une autorité au-dessus de toute objections pour qui reconnaît le magistère extraordinaire comme règle de foi.
Parlant d'absence de preuves...je suis étonné de voir que vous me reprochez d'avoir dit que Quanta Cura condamne la liberté religieuse comme « opposée à la doctrine des saintes écritures ». Vous trouvez que j'y vais un peu vite et que j'utilise trop généreusement les guillemets."
En effet ? "Contra sacrarum litterarum...doctrinam" est le latin que vous trouverez à Denzinger 1689. Vous avez une autre traduction à proposer ?
A votre intention je transcris le passage intégral...
"Atque contra sacrarum litterarum, Ecclesiae, sanctorumque patrum doctrinam asserere non dubitant,optimam esse conditionem societatis, in qua imperio non agnoscitur officum coercendi sancitis poenis violatores cathicae religionis, nisi quatenus pax publica postulet."
Il me semble que ma citation est parfaitement juste et constitue précisément une condamnation comme contraire à la sainte Ecriture d'exactement ce que Vatican II enseigne comme vrai - et conforme à la révélation divine.
Je me permets de vous dire que je ne me prends pas pour un frappeur de fausse monnaie et que vous me blessez en suggérant que j'attribue légèrement à une déclaration du magistère extraordinaire ce qu'il ne dit pas. J'espère pouvoir m'occuper des autorités sur l'étendue de l'infaillibilité plus tard ce jour.
In Dño et Dña,
John DALY |