Tout d’abord, je relève certaines affirmations qui ne sont que personnelles de votre part :
– nous sommes dans le domaine où la blessure du péché originel se fait le plus sentir, et où la vigilance de l’Église doit donc être la plus aiguë
– pour les gens vivant dans l’état matrimonial, le salut éternel dépend pour une très large part de la sainteté de leur mariage
La première affirmation n’est étayée en rien
La seconde se veut décider des critères de salut éternel des époux, c’est là encore une affirmation que je trouve assez osée quand on sait que nous ne serons jugés que sur l’Amour. Quant au « dicton » manifestement peu sérieux selon lequel notre éternité est jugée le jour de notre mariage, je préfère simplement l’ignorer
Ensuite, vous basez la doctrine de la hiérarchie des fins du mariage sur une note du Saint Office, fut-elle approuvée par le Pape. Quelle infaillibilité voulez-vous donner à ce texte qui ne relève ni du Magistère extraordinaire, ni directement du Magistère ordinaire de l’Eglise ?
Face à ce texte du Saint Office, la doctrine d’un Concile œcuménique, que vous ne reconnaissez pas comme tel, certes, reste d’une autorité supérieure.
Je ne discute donc pas sur les fins du mariage, mais sur la forme de votre argumentaire.
Cordialement,
Ion |