Mon cher Rasta,
Comme l’a très bien dit l’abbé Belmont dans son post intitulé « Tout vient de Vatican II ou par Vatican II », il y a une claire contradiction entre ce qu’a enseigné l’Eglise jusqu’à Vatican II et ce qui est enseigné par les pontifes conciliaires et la hiérarchie du novus ordo depuis ce conciliabule.
Or, il n’est pas possible qu’un vrai successeur de Pierre enseigne des choses contraires à ce qui a été enseigné par ses prédécesseurs. Je ne reviens pas ici sur les contradictions manifestes entre Quanta Cura et Dignitatis humanae, déjà amplement démontrées par plusieurs intervenants.
Il est de foi qu’un concile œcuménique promulgué par le pape qui ressort du magistère extraordinaire est infaillible. Or, Vatican II promulgué par Paul VI contient des propositions hétérodoxes, favorisant l’hérésie voire franchement hérétiques (voir le post de l’abbé Belmont et les démonstrations de l’abbé Zins).
Par ailleurs, la nouvelle messe et les nouveaux rites sacramentels sont, vous en conviendrez avec moi, nuisibles et dangereux pour la foi. Or, le Catéchisme du concile de Trente et Auctorem Fidei de Pie VI enseignent que l’Eglise catholique, que le Pontife romain ne peut donner du poison à ses enfants, ce qui est logique et de bon sens. Puisque Paul VI a promulgué le novus ordo missae et les autres rites sacramentels, c’est bien une autre preuve qu’il n’avait pas l’autorité, qu’il n’était pas la règle vivante et prochaine de la foi, la source de toute juridiction, le principe de l’unité des catholiques, le roc, la tête et le fondement de l’Eglise, bref qu’il n’était pas pape.
Par ailleurs, je vous renvoie au message de l’abbé Zins sur les six voies de la vacance qui démontre et rappelle les multiples hérésies et apostasies de Paul VI et de Jean-Paul II.
En voici quelques-unes parmi tant d’autres :
_ dans son « encyclique » Pacem in terris, Jean XXIII écrit : « Chacun a le droit d’honorer Dieu suivant la juste règle de la conscience et de professer sa religion dans la vie privée et publique »
_dans le discours de clôture de Vatican II, Paul VI s’exclame :« la religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu (…) Sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme ».
_dans son discours lors de l’Angelus du 7 février 1971, Paul VI déclare : « Honneur à l’homme roi de la terre et aujourd’hui prince du Ciel ».
_on n’en finirait pas de dénombrer les actes publics d’apostasie de Jean-Paul II (baiser au Coran, réception du signe de Shiva, participation au culte vaudou, rassemblement syncrétique d’Assise) et ses déclarations : « Que saint Jean Baptiste bénisse l’islam » (mars 2000), « Nous avons le même Dieu » (aux musulmans de Casablanca le 19 août 1985).
On peut bien sûr toujours ergoter à l’infini sur la question de l’hérésie formelle mais il suffit de voir que tous ces discours et actes publics sont contraires à l’enseignement bimillénaire de l’Eglise, à la doctrine catholique de toujours pour pouvoir conclure que ces pontifes ne sont pas les vicaires du Christ car on ne peut obéir à de tels hommes et à de telles doctrines. Or, d’après le catéchisme de saint Pie X « l’Eglise catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi de Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife romain ».
Nous n’avons ni la même foi ni les mêmes sacrements que les conciliaires, que les modernistes et logiquement nous ne reconnaissons pas leurs chefs, leur hiérarchie. L’église conciliaire n’est ni une (à chaque prêtre son hérésie), ni sainte (car sa doctrine et ses sacrements ne sont pas saints), ni catholique (car elle est en rupture avec la tradition bimillénaire de l’Eglise), ni apostolique (car elle n’a pas la foi des Apôtres, elle n’enseigne pas ce qu’ont cru et enseigné les Apôtres et elle n’a pas la succession apostolique, les nouveaux rites d’ordination et de sacre étant tous invalides).
Voilà, mon cher Rasta, un embryon de réponse qui mériterait évidemment d’être complété, approfondi mais je n’en ai hélas pas le temps pour l’heure et d’autre part je ne veux pas vous contraindre à lire de trop longues démonstrations.
Quand donc me contacterez-vous par courriel ?
Amicalement vôtre.
Petrus.
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