bien évidemment, et de plus je suis bien certain de ne pas tout connaître en la matière.
Pour revenir à votre question, la constitution de l'Église ne change pas parce que l'autorité ne s'exerce plus.
La juridiction ne change pas de nature non plus : elle ne peut donc être reçue que par injonction de l'autorité légitime.
Voilà pourquoi je crois non seulement nul, mais aberrant, mais dans une logique de schisme (bien que je me refuse à qualifier de schismatique, je n'ai ni compétence ni mission pour le faire) de prétendre posséder une juridiction qu'on a pas reçue : qu'on la dise territoriale, personnelle ou « de suppléance ».
Tout comme d'ériger des « tribunaux » accordant dispenses de voeux et d'empêchements de mariage, et déclarant des nullités de mariage.
Non, la logique en tant de crise de l'Eglise, c'est d'abord de tenir qu'elle est immuable, que sa doctrine ne change pas, et tout particulièrement la doctrine qu'elle professe sur elle-même.
On peut vivre (provisoirement) sans autorité - sans oublier tout de même que l'autorité de l'Eglise est Jésus-Christ qui maintient tout dans l'état où l'autorité vicaire a laissé ce quelle a lié ou délié - mais on ne peut vivre soumis à des autorités usurpées ou inexistantes. On finit par y perdre la foi et le sens de l'Église.
Abbé Hervé Belmont
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