ma réponse à l'Abbé Lucien voulait mettre en lumière que la liberté religieuse n'est pas (et de loin) le seul élément de rupture entre Vatican II et le magistère antérieur.
L'affirmation du droit à la liberté civile en matière religieuse est elle-même la conséquence d'autres ruptures, à propos de la nature et de l'extension de l'Eglise, à propos de la dignité de l'homme.
J'ai posté au début de cette nouvelle session une liste de 17 textes extraits de Vatican II qui ne sont pas compatibles avec le magistère catholique ; je l'ai montré aussi à propos des fins du mariage ; et je n'ai pas parlé de la réforme liturgique. Il faudrait aussi montrer que la pratique aberrante et quasi-universelle qui a fait suite à Vatican II en est bien le fruit.
S'il n'y avait que la liberté religieuse, oui, on serait fondé à se dire qu'on a rien compris. Mais celle-ci est en résonnance avec tout un ensemble hétérogène avec l'enseignement de l'Église, voire contradictoire.
Nous sommes bien en présence d'une nouvelle religion, à laquelle on trouvera toutes les qualités qu'on voudra, mais qui au dire du Magistère de l'Église, n'est pas la religion catholique.
Cordialement,
Abbé Hervé Belmont |