Cher Pax,
En tant que simple catholique qui ne prétend pas êre un théologien de haut vol, mais qui sait que "Hors de l'Eglise, point de salut", mon seul souci est d'appartenir à l'Eglise catholique. Donc je veux savoir où elle et où elle n'est pas. C'est, à mon avis, la seule question qui se pose pour le fidèle de base.
Après avoir été "conciliaire" de bonne foi (du fait de l'éducation reçue), j'ai étudié et je me suis aperçu qu'avec VaticanII, et surtout avec Dignitatis Humanae, l'église dite conciliaire ne gardait pas intact, inaltéré, le dépôt de la foi. Cette conclusion s'imposait à la simple lecture des textes.
Naturellement, si, à l'époque, JPII avait eu un comportement digne des papes avant Pie XII (je parle en metière de foi...), alors j'aurais pu hésiter avant de conclure, en me disant que, peut-être, je me trompais. Mais JPII avait multiplié les actes qui me scandalisaient, comme baiser le Coran, participer à des rites animistes etc. Sans compter la réunion d'Assise.
J'ai compris que tout cela, c'était la suite logique de VaticanII ; c'était le fruit de l'arbre... donc que ma conclusion était la bonne.
Voilà pourquoi je suis passé dans le camp "tradis".
Maintenant, je laisse aux théologiens, au vrais, le soin de discuter s'il s'agit d'hérésies, si JPII a pu être hérétique formel ou pas, si toute l'Église pourrait sombrer dans l'hérésie etc.
Vous remarquerez que, dans mon long texte, je n'ai pas parlé d'hérésie, car lorsqu'on rentre dans ce sujet, on peut discuter à l'infini et, dès lors, se perdre...
Je me suis contenté de lire des textes de VaticanII dont le sens est évident et dont la comparaison avec le Magistère antérieur est aisée.
Mon analyse est simple: pas la même foi, donc pas l'Église catholique ; et donc un chef qui, n'appartenant pas à l'Église, ne peut pas en être Pape. Point final (au moins pour moi, simple fidèle).
Je crois que, ici comme ailleurs, il ne faut pas poser des questions qui donneront lieu à des controverses interminables. C'est la technique des avocats qui veulent tirer d'affaire un client dont la cause est indéfendable. L'objectif est finalement de dire après des mois et des mois de dispute: "Voyez, on ne peut pas conclure...".
Dieu ne le permettrait pas quand il s'agit de savoir où est l'Église catholique.
Ma conclusion est donc celle-ci: ma question est la bonne; la vôtre, cher Pax, est destinée à nous perdre.
En toute amitié.
Petrus.
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